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    Depuis 2016, Cairanne est officiellement reconnu Cru des Côtes du Rhône, une reconnaissance méritée pour ce terroir d’exception lové au cœur de la Vallée du Rhône méridionale.

Histoire

Porte d’entrée des vignobles méridionaux de la Vallée du Rhône, Cairanne a été reconnu Cru des Côtes du Rhône en 2016. Une reconnaissance méritée pour les vignerons qui depuis des décennies travaillent à la préservation et à la valorisation de ce terroir d’exception. Des femmes et des hommes qui n’ont jamais cédé aux sirènes de la facilité et qui ont su se fédérer très tôt autour de la viticulture pour permettre le développement économique de la région et du village.

EN SAVOIR PLUS

7000 av JC

Néolythique

La plus ancienne trace d’occupation du territoire est un ossuaire néolithique. Bien plus tard, les tribus celtes qui occupèrent la région furent en contact avec les phocéens. De cette époque semble dater l’introduction de la vigne et de l’olivier. Une importante exploitation y était établie comme en atteste de nombreux vestiges romains. La présence d’amphores laisse supposer que la vigne y était déjà cultivée.

Castri Cayranne

Après la « pax romana », les grandes invasions et les incursions sarrasines ravagèrent pendant des siècles la région. C’est seulement au VIII siècle qu’une première trace écrite mentionnant « Queylane » fut trouvée. Le haut moyen-âge laissa, quant à lui, des traces d’occupation à l’ouest du territoire où devait se situer un prieuré. Le nom de « Castri Cayranne » apparut dans une bulle pontificale de 1123, attestant de l’établissement du village sur son promontoire fortifié. Plus tard, les templiers y édifièrent un donjon toujours présent au centre du vieux village.

VIIIe siècle

XVIe siècle

Agriculture d’autosubsistance

À partir du XIV siècle, Cairanne passa sous la protection des papes jusqu’au rattachement du Comtat Venaissin à la France en 1793. Jusqu’au milieu du XIX siècle, la vie locale s’organisa autour d’une agriculture d’autosubsistance, où le manque d’eau était la principale contrainte. C’est l’arrivée du chemin de fer qui permit le développement de cultures spéculatives encourageant le défrichement de la garrigue. Progressivement, la vigne et l’olivier occupèrent la majeure partie du territoire.

Monoculture de la vigne

Dans la seconde moitié du XIX siècle, le vieux village, qui rassemblait jusque-là la majorité de la population, se dépeupla rapidement au profit de fermes dispersées et d’un nouveau centre de peuplement le long de la nouvelle route au bas du village.
À partir des années 1920, un recul des oliveraies et l’implantation d’une monoculture de la vigne prirent place. Cairanne ne connaitra pas d’exode rural grâce à la vigne, culture exigeante en main d’œuvre.
Plus tard, dans les années 1970, la restauration du vieux village encouragea son repeuplement, principalement par de nouveaux arrivants.

XIXe siècle

1959

Esprit «village»

L’esprit « village» est entretenu à Cairanne depuis plusieurs générations successives qui ont fait de leur vin un véritable emblème de la commune éponyme. Les vignerons ont su très tôt et progressivement fédérer l’ensemble des habitants autour du vin de « Cairanne ». En témoigne le Caveau du Belvédère qui fut le premier caveau de dégustation des Côtes du Rhône dès 1959 ; caveau ayant par ailleurs aidé au rayonnement des vins de l’appellation.

Reconnaissance

Dès 1953, la possibilité est offerte aux vignerons d’apposer le nom de la commune sur les bouteilles de Côtes du Rhône produites à Cairanne. En 1967, l’appellation « Côtes du Rhône Villages Cairanne » est officialisée. Voulant aller plus loin dans la reconnaissance de la qualité de leurs vins, les vignerons déposent en 2008 un dossier d’accession en appellation locale. Le 29 juin 2016, Cairanne rejoint officiellement la famille des Crus des Côtes du Rhône.

2016

Terroir

Adossée au sud d’un massif collinaire qui sépare les Vallées de l’Aygues et de l’Ouvèze, l’appellation s’étend sur la seule commune de Cairanne dans le nord-ouest du Vaucluse.

Trois grands ensembles se partagent les 1088 hectares et participent chacun par leur typicité à l’élaboration de vins élégants et complexes : les terrasses de l’Aygues à l’ouest, les collines du miocène au nord, et les garrigues au sud du village.

Cairanne bénéficie d’un climat méditerranéen sec, caractérisé par un important ensoleillement et une influence forte du Mistral, qui favorise le bon état sanitaire des vignes tout au long de l’année.

EN SAVOIR PLUS

LES TERRASSES DE L’AYGUES

À l’ouest du village, les terrasses de l’Aygues sont formées de cailloutis, d’argiles et de sables fins (sols bruns clairs). Les substrats sableux favorisent l’existence de tannins à « petits grains » qui procurent aux vins une grande finesse, fraicheur et légèreté.
Un terroir propice à faire naître des vins aux parfums de fruits rouges et de réglisse, tout en légèreté.

LES COLLINES DU MIOCÈNE

Au nord de la commune, les collines du miocène, encore appelées « Montagne du Ventabren », constituent l’un des terroirs majeurs de Cairanne. L’érosion y a taillé dans la masse des cailloutis calcaires à rares silex, alternant avec des marnes, empruntés au Miocène, formant un mélange harmonieux dans lequel la vigne s’exprime de façon généreuse (palette aromatique élégante et complexe). Des morphologies de collines aux versants assez doux, uniformément exposées au sud, apportent aux vins profondeur et fraicheur.
Le haut des collines se constitue d’alluvions du miocène, à galets et graviers calcaires emballés dans des marnes jaunes, ocres et brunes qui alimentent les versants.
Ce terroir procure aux vins des arômes de fruits noirs et d’épices, tout en complexité et en fraîcheur.

LES GARRIGUES

Au sud du village, les garrigues se constituent d’alluvions caillouteuses qui reposent sur des matériaux à grains fins datant de l’âge tertiaire (sols bruns argileux). Les galets emmagasinent les calories et les restituent aux ceps et aux grappes, tandis que les argiles sont capables de livrer à la vigne, en période de chaleur intense, l’eau dont elles ont besoin.
Ce plateau ventilé et ensoleillé offre un équilibre propice à des maturités optimales qui apportent un côté solaire et du volume aux vins par des arômes d’épices et de fruits mûrs.

Convictions

Depuis toujours,  femmes et hommes sont portés par un engagement fort pour leur terroir, avec une volonté de travailler dans le respect et la mise en valeur d’un patrimoine naturel d’exception. Des convictions qui les ont conduits à l’élaboration du cahier des charges le plus ambitieux des Crus des Côtes du Rhône. Des engagements pris dans un objectif de respect de l’environnement, de la nature, de la vigne mais aussi des consommateurs…

EN SAVOIR PLUS

Tous les vignerons travaillent dans un but commun de sublimer durablement et sans artifice ce que la nature leur a donné. Ces engagements passent par :

Le respect des sols

Le désherbage en totalité est interdit pour garantir notamment le maintien de la biodiversité, de la faune et la flore.

Le respect de la typicité régionale

La règle de proportion à l’exploitation est fixée à 50% minimum de grenache pour les vins rouges et à 30% minimum de clairette pour les vins blancs.

Le respect du végétal

La vendange manuelle assure une mise en valeur qualitative des raisins et contribue au maintien de la conduite de la vigne historique et particulièrement bien adaptée à la région : le gobelet.

Le respect des vins et du consommateur

Un tri obligatoire des raisins doit être réalisé sur table de tri, soit à la vigne, soit au chai afin de garantir le bon état sanitaire de la récolte.
Le taux de sulfites est limité au niveau de celui des vins issus de l’agriculture biologique.

Au-delà de ces engagements, les vignerons travaillent à la préservation des paysages en conservant, par exemple, les haies naturelles ou la plantation d’arbres pour favoriser la biodiversité. La présence d’insectes contribue notamment à protéger la vigne des parasites et donc à limiter les traitements.
La sauvegarde de la tradition viticole de la commune passe aussi par la préservation des anciens cabanons, si typiques des paysages.

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23%

Bio (Surfaces)

30 000 hl

Production totale

5% | 95%

Blancs | Rouges

40 | 38hl/ha

Blancs | Rouges